Le dynamisme culturel réside non dans la domination d'une culture par une autre mais dans la faculté des hommes à s'interpénétrer, à se comprendre, à apprendre à connaîttre l'autre, à épouser l'autre vie. La démocratie culturelle, gage du respect des minorités, des "pauvres", de la tolérance, de la préservation de la richesse des civilisations terrestres est le paravant de la survie de l'humanité. Toutes les cultures doivent être considérées avec la même importance. Ni la richesse, ni le poids démographique, ni la domination politique, ni le degré élevé de la civilisation matérielle ne doivent influer pour donner lieu à une classification quelconque. Toutes les cultures ont la même valeur.
A ce titre les hommes se retrouvent sur le terrain du donner et du recevoir. Les considérations et les préjugés n'auront plus droit de citer. L'homme doit comprendre que toutes les croyances, tous les us et coutumes, tous les systèmes de valeurs ont leur raison d'être. L'atitude de l'homme face aux autres hommes, à la nature, aux animaux, aux plantes, aux montagnes et collines, aux cours d'eau, aux océans, aux statuettes sculptées, ... souvent emprunte de religiosité, de volonté de préservation et de coexistence, de respect, de considération pour l'esprit et l'invisible, ... doit mériter d'autant d'attention et d'admiration que le départ d'un fusé dans l'espace.
Le développement des technologies, la puissance économique poussent souvent à l'arrogance. Le sous-développement serait dû à des considérations culturelles entravant le développement. L'atitude des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale, le F.M.I., soutenus par les pays développés, les domaines de développement financés dans le cadre bilatéral arrêtés par les débiteurs et non par les créditeurs sont des manières et des comportements qui frôlent la négation culturelle. L'iniquité n'est propre qu'à Dieu. L'humanité n'est lisible que dans la pluralité d'existence.
Dynamisme des échanges culturels